Le parc Gioeni domine la ville

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Son charme est romantique, sauvage et authentique et moins connu qu’on ne le pense.
Une aventure parfaite, qui vous attend pour une fin d’après-midi d’été…

La Via Etnea, vue d’en haut, ressemble à un long fleuve, mû par les gens et les voitures, qui divise Catane en deux.
Une vieille carte postale en noir et blanc que je tiens entre les mains révèle ce même panorama : on le voit au-delà de la végétation, derrière quelques pelles de figuiers de barbarie.
La ville change constamment sous cette colline, au pied du parc, mais la vue depuis sa terrasse ne cesse de vous couper le souffle.

Le parc Gioeni c’est le plus grand jardin de Catane et le domine d’en haut, il s’étend sur environ huit hectares, dépassant en taille son élégante rivale, la Villa Bellini.
Ce parc n’a ni cloître de la liberté ni parterres raffinés ; son charme est romantique, sauvage et authentique.
Le jardin est calqué sur un terrain volcanique, dont il suit les lignes imperméables, grâce à une série de terrasses en pierre de lave, qui rappellent son identité.

La sciara, irrégulière mais harmonieuse, se pare d’une végétation méditerranéenne : les oliviers s’accrochent aux rochers, le laurier rose, le bougainvillier et l’agave poussent librement à la recherche du soleil.
Entre la terre volcanique et le vert, des chemins serpentent et des terrasses panoramiques s’ouvrent ; celui du centre, au sommet d’une imposante pyramide de blocs noirs, ressemble à un trône qui domine la ville et l’observe.

Le terrain sur lequel il se trouve appartenait à plusieurs familles de Catane, les jardins qui se trouvaient ici, d’où nous admirons maintenant la ville, et qui comprenait également la zone maintenant occupée par la route et le rond-point du Tondo Gioeni, appartenaient à le passé à Giuseppe Gioeni Schininà, Carmelo Barbagallo et Baron Felice Spitaleri.
Première conception d’un parc, ce parc, au nord de la ville, à quelques pas de la rocade, remonte à 1931.

Le projet initial, inclus dans le plan directeur de la ville, élaboré par l’architecte Michelangelo Mancini, a ensuite été abandonné, comme tous les plans d’avenir, en raison du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.
Enfin, en 1972, le projet exécutif est approuvé, mais malgré les divers financements de la Région Sicile, les travaux avancent lentement.

J’étais petite quand un concours a été lancé, destiné aux collèges, qui demandait aux élèves d’imaginer leur nouveau refuge vert et de créer un modèle, qui pourrait mieux montrer leurs idées.

Mes camarades de classe et moi avions appris à découper du polystyrène avec des couteaux chauds, à reproduire les terrasses, qui allaient bientôt devenir réelles, et à les semer de petits lampadaires et de touffes de mousse.
le parc Gioeni, en effet, dédié à Giuseppe Gioeni D’Angiò, naturaliste et volcanologue qui a vécu entre les XVIIIe et XIXe siècles, n’a été inauguré qu’au milieu des années 1990.
Depuis, le jardin a été réaménagé (et vandalisé) plus d’une fois.

En 2015 les plaques commémoratives du « Vertueux« (Ceux qui s’étaient distingués par leurs actes de générosité pendant la guerre), le long de l’avenue principale, et, à cette occasion, le sculpteur Leonardo Cumbo a créé l’œuvre » traversinfinitoamorecolmo « , qui nous accueille encore lorsque nous nous apprêtons à explorer le parc.

Alors que nous nous éloignons de l’avenue, dans un espace vert et ombragé, un groupe de dames, chacune avec son matelas sous le bras, se retrouve pour faire du yoga.
De loin, un bruit régulier nous parvient, comme une vague toujours suivie d’un bruit sourd, qui nous guide jusqu’au Skatepark, la piste bétonnée pour skates.
Peu d’entre nous savent qu’à quelques pas de là, camouflée parmi les buissons et les ronces, se trouve une petite grotte d’origine volcanique, créée par l’une des nombreuses coulées qui traversaient autrefois cet endroit.

Si, au contraire, nous décidions d’emprunter l’un des chemins les plus calmes, en direction du nord, nous nous retrouverions, avec un grand étonnement, devant le témoignage historique d’une grande œuvre : le long tronçon d’un aqueduc monumental.
Le solide mur d’arches, construit de briques rouges et de blocs de pierre de lave, qui semble aujourd’hui faire partie du paysage naturel, soutenait les canaux de l’aqueduc qui, pendant des siècles, desservaient le monastère bénédictin et de nombreux autres quartiers de la ville.

En fait, les moines possédaient des terres et des moulins à eau sur les flancs de la colline de Leucatia, où, à partir du milieu des années 1600, la construction de cette imposante structure a commencé.
L’eau des sources, nombreuses dans cette zone, était acheminée dans une grande citerne (ou « tonneau d’eau »), puis suivait la pente naturelle du terrain, maintenue constante grâce aux arches.

En cours de route, les réservoirs de collecte permettaient l’irrigation des terres voisines et l’accès à la denrée la plus précieuse, pour les habitants des différents quartiers.

Le parc Gioeni, bien qu’il soit clairement visible depuis les rues, bien qu’il ait accueilli de grands et petits événements musicaux dans le passé, reste un lieu encore à découvrir pour de nombreuses personnes de Catane. Une aventure parfaite, qui vous attend pour une fin d’après-midi d’été…

Actualité actualisée de la Sicile 2022-06-23 05:31:00

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