Armida Barelli – Une femme hors de son temps

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Le 21 mai dernier, dans la paroisse de Santa Maria delle Stelle à Comiso, s’est tenue la conférence diocésaine intitulée : Armida Barelli : une femme au-delà de son temps.
Emanuela Gitto, vice-présidente nationale du Secteur jeunesse de l’Action catholique, nous a présenté la figure de cette femme, proclamée bienheureuse le 30 avril.

La conférence a été organisée par le diocèse de Raguse, par l’Action Catholique diocésaine, par la paroisse de l’Église Mère de Santa Maria delle Stelle à Comiso et par la paroisse AC.
Grâce à l’intérêt du président diocésain du CA, Rosaro Schininà, il a également été possible de visiter l’exposition itinérante créée par l’Institut Toniolo, pour faire connaître la figure d’Armida Barelli.

La conférence a été incluse dans les célébrations qui, chaque année, le troisième dimanche de mai ont lieu à Comiso en l’honneur de Maria SS.
Addolorata, pour atteindre deux objectifs importants : faire du CA « Action » et donc sortir de la sacristie, comme le veut le Pape François, et partager le beau et le bon, avec tous les autres, comme dans une famille.
Dans un monde plein d’influenceurs, de blogueurs, où chacun a à dire et à se plaindre de tout, nous avons voulu partager les principes, les valeurs et les élans créatifs et clairvoyants d’une femme, Armida Barelli, qui a su être précurseur de ce mouvement qui a conduit les femmes à jouer un rôle actif dans la société et dans l’Église et qui n’est pas encore terminé, comme l’a souligné Gitto.

L’oratrice au début de son allocution soulignait que « la paroisse est le cœur battant de l’association, le lieu où nous vivons l’ordinaire de notre être laïc, où passe l’essentiel de notre expérience de foi.
Si chacun regarde son propre chemin de foi, son propre chemin de vie, l’essentiel est lié à la paroisse ».
Ces paroles contiennent tout ce qui amène l’AC à participer à l’organisation de la fête avec tous les groupes paroissiaux.

La fête, après le black-out pandémique, est le lieu de la renaissance des relations.
Jeunes et très jeunes, engagés dans le « faire », donnez le meilleur d’eux-mêmes ! Car parfois les mots sont peu par rapport aux faits de ceux qui, dévoués à Notre-Dame, s’engagent chaque année dans l’un des différents domaines de l’organisation de la fête : faire du porte-à-porte pour mendier, c’est apprendre à demander, à être humble et d’accueillir quiconque est derrière la porte; organiser une chorale qui accompagne les moments importants suppose le dévouement et l’exercice de l’autorité si, à la fin, le résultat doit être la pleine harmonie et la prière unanime à Marie ; mis en place l’autel principal, où le simulacre de Maria SS.
Douloureuse, l’attente du « dévoilé » demande passion et habileté, pour que chaque année le « dévoilé », dévoilant peu à peu le visage de la Vierge des Douleurs cher aux « matricrisiaques », suscite un nouvel émerveillement.

Mais la fête c’est aussi autre chose : l’attention aux nécessiteux et la collecte des produits de première nécessité, que la paroisse S.
Vincenzo distribue ; mettre en place des cercles vertueux impliquant des institutions importantes, comme les écoles, car il est essentiel de toujours avoir les enfants au centre.
En fait, dans le cadre des célébrations, la famille de feu Dr.
Turi Schirmo, décédé prématurément, offre une bourse, qui porte son nom, pour l’achat de livres pour la première année du secondaire, pour la plus belle composition, parmi toutes celles présentées par des élèves de troisième, sur le thème de grande valeur sociale et morale.

Dans ce grouillement d’engagement et d’assiduité, où chacun met ses talents à profit, le CA propose le sien, c’est-à-dire se forme et ajoute des contenus à ceux déjà présents dans un événement fréquenté de diverses manières par de nombreuses personnes.

Une conférence sur Armida Barelli servit à proposer une femme, désormais bienheureuse, qui vécut pleinement son temps sans dédaigner de s’en occuper.
Forte d’une spiritualité franciscaine, grâce à son amitié avec Agostino Gemelli (co-fondateur avec Barelli de l’Université catholique du Sacré-Cœur) « vous comprenez – rapporte Gitto – que ce que Dieu avait en tête pour elle pouvait aussi se réaliser dans le monde (pas nécessairement avec la vie monastique).
Une idée révolutionnaire, c’est-à-dire une laïcité ordinaire, un apostolat laïc ».
Déjà, avant le Concile Vatican II, en 1918, vous avez promu l’idée que chacun peut participer à la vie de l’Église en vertu du baptême.

Sur mandat du Pape, Barelli parcourt l’Italie pour créer la « Jeunesse Catholique Féminine ».
Il invitait les femmes à sortir de chez elles et surtout à s’instruire car « nous sommes une force en Italie, nous les femmes » aimait-il à répéter, promouvant le vote des femmes.
Des idées révolutionnaires si l’on pense au contexte historique et que d’autres mouvements, qui luttaient pour le vote des femmes, voulaient les éloigner de l’Église et de la religion, parce qu’elles étaient pointées du doigt comme causes de la soumission féminine.
Au lieu de cela, elle voulait que les femmes éduquées apportent une contribution consciente à la société et pour cela elle a utilisé les outils de l’époque pour dynamiser la presse associative, l’adaptant même aux membres, même analphabètes ou aveugles.
Enfin, toujours animée par l’idée que tout le monde peut participer, à travers l’Opera della Regalità, elle a créé le dépliant de la messe en italien, pour que chacun participe réellement à la messe consciemment.
Tout ce qu’il a fait, y compris la fondation de l’Université catholique du Sacré-Cœur, a contribué à la réalisation d’une idée : les catholiques formés devaient apporter une contribution concrète à l’évolution de la société de l’époque.

Comment ne pas voir la pertinence de son message aujourd’hui dans une époque tout aussi changeante et pleine de contradictions ? Comment ne pas recueillir son héritage, et en tant que catholiques responsables contribuer à améliorer la société, en remettant Dieu et la dignité humaine au centre, en éliminant les superstructures qui nous font perdre de vue l’essentiel avec des classifications pour combattre les stéréotypes qui n’existent plus aujourd’hui.

Giovannella Incardona



Mots clés: action catholique, bienheureuse, église mère de santa maria delle stelle, Armida Barelli, convention diocésaine





Auteur

La rédaction « Ensemble » sort le n° 0 le 8 décembre 1984.
Depuis lors, la rédaction est la « maison de formation » de nombreux jeunes qui ont collaboré avec passion et engagement.









Actualité actualisée de la Sicile 2022-07-05 09:37:00

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